Nous nous pouvons que remercier Monsieur Jean Michel Jarre pour ce concert pour sensibiliser tous le monde sur la question de l'eau. Sauf que je pense que Monsieur JMJ n'a pas bien parlé sur cette problématique dans la région, du fait que cette région qui est le sud est du Maroc est connu pour sa gestion rationnelle de l'eau depuis plusieurs millénaires et n'a pas attendu à ce que Monsieur JMJ nous sensibilise. Si j'ai bien aimé le concert, mon plaisir n'a pas été de longue durée du fait que juste après la fin de son concert, deux jeunes de la Région, Youssef KHARDIOUI et le Petit OULOUT ont été victimes d'un accident causé par un chauffard. Le premier y a laissé la vie, le deuxième a été transporté dans état critique pour l'hôpital de Meknès à 450 km. La conclusion de cette soirée si attendue par tous a coûté la vie à Youssef que j'ai connu comme un jeune actif qui a ouvert une petite boutique pour aider sa famille. C’est vraiment désolant que ces deux jeunes soient victimes d'un concert de l'UNESCO. Pouvant nous dire que cette organisation et JMJ sont responsables de la mort du jeune Youssef et de l'état critique du petit Oulout.
À bon entendeur
mercredi, décembre 20, 2006
UNESCO, JARRE et la Mort de Youssef
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Arehal
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vendredi, décembre 08, 2006
La constitutionnalisation : Revendication Capitale du Mouvement Amazigh
Moha Arehal
in le monde amazigh décembre 2006
Histoire de la constitution marocaine
Le processus de se doter d’un texte fondateur a été initié au Maroc avant le protectorat. La première proposition émane d’un groupe de panarabistes, elle consiste dans un projet de constitution reproduisant à l’identique les constitutions des Etats panarabistes du Moyen Orient. Ensuite, deux propositions de constitution ont été proposées en 1906. Enfin, Le projet le plus complet et le plus important selon les spécialistes de la question constitutionnelle au Maroc est celui que le journal tangérois « lissan al maghrib », la voix de l’occident, a publié en 1908. ce projet comprend 93 articles, répartis en 4 chapitres, et concernent l’organisation de certains secteurs de la vie politique et sociale.
Après l’accès du pays au statut d’un Etat national indépendant, un projet de constitution a été proposé en 1962 pour un référendum national. Après son adoption, il devint la première constitution du pays, donnant ainsi forme au Maroc de Hassan II. Ce texte a été soumis à des modifications qui ont fait objet de référendums dont le OUI l’emporte souvent en 1970, 1972, 1992 et, pour la dernière fois, en 1996. C’est ce dernier texte qui reste encore en vigueur. Les changements apportés n’ont fait que rarement objet de débat public, ils demeurent l’apanage des experts désignés par le palais.
Les associations amazighes et la constitution
Tamazight : langue Nationale
La première proposition du mouvement amazigh concernant la réforme constitutionnelle a été insérée à la Charte d’Agadir des droits culturels et linguistiques, adoptée en 1991 par 6 associations de différentes régions du pays (Gheris de Goulima (qui deviendra par la suite Tilelli, ANCAP de Rabat (qui deviendra par la suite Tamaynut), AMREC de Rabat, Ilmas du Nador, l’Association de l’Université d’Eté de Agadir et l’Association Culturelle du Souss de Casablanca). Elle consiste dans la revendication de stipuler dans la constitution le « caractère national de la langue amazighe à côté de la langue arabe». Cette formulation était considérée comme révolutionnaire compte tenu des conditions socio-politiques nationales et internationales de l’époque. Elle a fait suite à une large diffusion et à la publication de plusieurs communiqués par les associations signataires. Plus, ce texte a incité plusieurs militants dans différentes contrées du pays à créer des associations dans le but de défendre la langue et la culture amazighe.
Tamazight : Langue Officielle
Ce n’est qu’avec la création du Conseil National de Coordination entre les associations culturelles amazighes (CNC), en 1994, que le débat sur la question de la constitutionnalisation de la langue amazigh comme langue officielle a été amorcé entre les différents acteurs du mouvement amazigh. Le CNC était le lieu par excellence pour ce genre de débat, malgré son caractère informel. En 1996, alors que le pouvoir central et les politiques se penchent sur une réforme constitutionnelle, le CNC a entamé une compagne de sensibilisation sur la question de l’insertion de l’amazighité dans la constitution révisée. Le comité chargé de ce travail n’a pas pu convaincre les partis politiques de ces revendications constitutionnelles. Cette attitude, pour le moins normal, du fait de la tendance arabo-islamiste qui domine au sein de ces partis, a amené les membres du CNC à envoyer une lettre directement au Roi Hassan II. La lettre a été déposée par une délégation des associations auprès du conseiller du Roi, monsieur André Azoulay.
La lettre s’écarte sensiblement du langage marqué de précaution de la Charte d’Agadir. Elle demande au Roi d’intégrer au préambule de la constitution la langue amazighe comme langue officielle à coté de l’Arabe et de modifier la phrase qui définit l’identité de l’Etat Marocain.
Cette action n’a pas donné de résultats, le texte de 1996 n’a pas fait référence aux amendements proposés par le CNC. Les discussions au sein du CNC, suite à ce nouvel échec pour faire valoir les droits des imazighens, ont porté sur le boycott des élections qui ont eu lieu pendant l’année 1997.
Les potentialités et les groupes s’en mêlent
Le manifeste amazigh
En 2000, Mohamed Chafik, académicien, a rédigé un texte sur les revendications amazighes. Ce document était initialement adressé -semble-t-il- à l’attention du Premier ministre, qui s’était engagé, lors de la présentation de la déclaration gouvernementale, à réhabiliter les droits linguistiques et culturels des Imazighens, mais il a finalement atterri au Cabinet royal en mars 2000. le Manifeste amazigh a proposé neuf revendications concernant la réhabilitation de l’amazighité au Maroc. Le texte revendique dans sa deuxième revendication « que l’amazigh soit reconnu langue officielle de par les dispositions de la Constitution »
Cette revendication ne diffère pas de la motion proposée par le CNC en 1996, elle reprend le slogan scandé plusieurs fois par les imazighens, lors de leurs diverses manifestations dans les rues du pays. Le Manifeste n’a pas du tout explicité cette revendication. D’ailleurs, même lors des rencontres qui ont suivi la publication du manifeste et sa soumission au souverain, la question de la constitutionnalisation a été rarement traitée dans les meetings organisés dans plusieurs villes par les membres du Comité du Manifeste Amazigh.
La charte
Le manifeste, depuis la divulgation de son contenu, a crée un dynamisme au sein du mouvement amazigh et a permis de renouer le débat entre les militants amazigh, en particulier entre des personnes physiques en dehors de toute considération associative. Ce débat s’est transformé en une guerre sur les pages des journaux nationaux et sur Internet entre ceux qui sont pour le manifeste et les autres qui le critiquent.
La création de l’IRCAM en 2001 et les problèmes qui ont suivi sa naissance a accentué ce débat malsain. En 2003, des militants amazigh indépendants ont décidé, devant l’état de mutisme et d’attentisme qui a caractérisé le mouvement après la création de l’IRCAM, a lancé une initiative pour la constitutionnalisation de Tamazight. Cette initiative qui se voulait différente de toutes les précédentes, a proposé d’associer à la constitutionnalisation de l’amazighe, qui reste la revendication capitale des associations, des demandes sociales et démocratiques. En fait, les revendications proposées par la charte des revendications amazighes à propos de la révision du texte constitutionnel englobe toutes les revendications du mouvement amazigh et qui concernent la construction d’une société démocratique et égalitaire. Ces revendications se présentent comme suit :
* La constitutionnalisation de l'amazighité du Maroc et de considérer le Royaume du Maroc comme une partie intégrante de l'Afrique du Nord et de mettre en relief son appartenance méditerranéenne et ses prolongements africains.
* La consécration de l'égalité linguistique de l'amazighe et de l'Arabe à travers la reconnaissance de leur caractère officiel, et de l'obligation faite à l'Etat d'assurer leur évolution et leur introduction dans les rouages officiels de l'Etat marocain.
* la constitutionnalisation du principe de laïcité.
* l’enrichissement du texte constitutionnel par une référence solennelle aux Droits de l'Homme en constitutionnalisant les droits culturels et linguistiques, et en reconnaissant les droits des peuples aux côtés des droits des individus.
* la consécration des "coutumes amazighes" comme l'une des sources de législation et de jurisprudence.
* la consécration de la suprématie du traité international par rapport à la loi nationale, suprématie qui ne doit en aucun cas être conditionnée par la ratification ou non des pouvoirs publics, ainsi que la reconnaissance de la possibilité pour le citoyen de la faire valoir auprès de la justice.
* la constitutionnalisation de la régionalisation qui encadrera la transition de l'Etat marocain d’un Etat "unitaire et centralisé" vers un "Etat des régions",
Cette charte a été soumise à la signature des militants et des associations. Elle a fait objet de débats dans plusieurs villes du pays. Elle n’a pas été adressée à aucune partie. Les initiateurs ont adopté une nouvelle méthode qui consiste en la provocation d’un débat sérieux sur la question et une appropriation des principes de la charte par tous les acteurs du mouvement amazigh, militants et organisation.
Le retour des associations
Le débat sur la constitionnalisation de tamazight ayant été amorcé dans sa globalité par la charte, par l’intégration des autres revendications jugées nécessaires, par le mouvement, pour une réelle réhabilitation de Tamazight dans toutes ses dimensions, des collectifs d’associations en particulier dans le rif ont publié un communiqué comprenant les mêmes revendications de la charte initiée par le groupe de rabat. Le collectif Amyaway des associations amazigh du centre a provoqué une réunion pour la préparation d’un autre texte sur les revendications constitutionnelles selon la vision des associations qui le composent. L’association Tamaynut a, elle-aussi, préparé un texte sur la problématique de la constitution qui ne sort pas des principes et des propositions de la charte.
Le parti se met à l’action
En juin 2006, le Parti Démocratique Amazigh Marocain (PDAM) a adressé un mémorandum au souverain comprenant la vision du PDAM pour la révision de la constitution.
Les propositions du PDAM ont porté sur plusieurs points, en recommandant des formules de rédaction pour la révision de chaque point. Il s’agit en fait des points suivants :
- le préambule de la constitution
- les droits linguistiques et culturelles ;
- les accords internationaux ;
- la régionalisation ;
- les droits et les libertés ;
- l’appareil législatif ;
- l’institution de la primature ; et
- La justice.
Le mémorandum du PDAM a proposé enfin une méthode concernant les procédures de la révision du texte de la constitution par la recommandation de la tenue d’une conférence nationale à laquelle participeront toutes les forces vives du pays.
Azetta et les ONG panarabistes
La problématique de la réforme constitutionnelle au Maroc est un sujet que toute la classe politique traite depuis l’arrivée au trône du nouveau Roi. En plus de la classe politique, plusieurs tentatives ont été initiées par la société civile en particulier le Mouvement pour une Constitution Démocratique. Dernièrement l’association Alternatives a initié un projet de mémorandum concernant la réforme de la constitution qui a été ensuite signé par neuf autres ONG.
L’Association Azetta (Réseau Amazigh pour la citoyenneté) a été invitée par les instigateurs de ce projet lors des premières séances de discussion de la monture finale du mémorandum. Les représentants de l’association amazighe ont proposé plusieurs changements dans le texte initial sous forme d’ajouts ou de remaniements. Sauf que lors de l’atelier organisé par les ONG, pour la rédaction définitive du mémorandum, Azetta n’a même pas été conviée à y prendre part.
Cette attitude, pour le moins inacceptable de la part de grandes ONG marocaines connus pour la défense de la démocratie et des droits humains, n’a pas plu aux membres du bureau central de l’association Azetta. Juste après la publication du mémorandum dans la presse, le bureau a publié un communiqué virulent dénonçant le caractère sectaire et partisan de ces ONG. Azetta a renouvelé dans son communiqué les bases essentielles pour une véritable réforme constitutionnelle au Maroc en vue de la mise en place d’un vrai Etat de lois et de droits.
Conclusion
Toutes les tentatives menées par le mouvement amazigh pour la réhabilitation de tamazight par son officialisation et par l’intégration de toutes les autres revendications sociétales apportées depuis 2003 par la publication de la charte des revendications amazighes a propos de la révision du texte constitutionnel, n’ont pas eu encore le consensus total de toutes les composantes du mouvement amazigh. Une conférence nationale regroupant tous les acteurs du mouvement (militants et associations) est désormais indispensable et nécessaire pour l’élaboration, à la lumière de tous les documents produits jusqu’à lors, une plate-forme des revendications amazighes à prendre en compte dans n’importe quelle réforme ou révision du texte constitutionnel au Maroc.
A bon entendeur.
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lundi, novembre 27, 2006
mercredi, novembre 15, 2006
A la grande stupeur des imazighen du Maroc
A la grande stupeur des imazighen du Maroc
L’UNESCO honore un Amizighophobe juré.
L’annonce de la décision de l’UNESCO, pour rendre hommage à Mr. Mohamed Abid Aljabri, est un message qui ne pourrait avoir qu’une et une seule signification : provoquer les Imazighen du Maroc.
Toutefois, c’est un grand honneur pour tous les marocains d’accueillir à coeur enchanté, l’initiative de l’UNESCO pour célébrer la journée mondiale de la philosophie. En ces temps moroses où de vagues idées obscurantistes noircissaient le ciel bas du monde arabo-musulman. De ce fait, les esprits illuminés font, toujours, défaut. Donc glorifier un esprit philosophique arrive à point nommé.
Mais à la grande stupéfaction d’une large frange des nord-africains, Mr.Mohammed Abid Eljabri se trouvait désigné comme l’un des deux philosophes qui vont être honorés, à l’occasion de la célébration de la philosophie, par la fameuse organisation des nations unies pour l’éducation, l’enseignement et la culture. Le choix de proposer cet idéologue convaincu, pour représenter la discipline de la sagesse et de l’amour de la vérité, s’avère une franche insulte aux esprits éclairés. Inapte pour incarner les idées illuminées, la personne dont il est question, par contre, est un cultivateur infatigable des esprits, idéologiquement, anti-amazighes. Tous ces points de vues, retenus à propos de la question amazighe, sont conditionnés suivant sa tendance panarabiste. Parmi ses spécialités, innombrables, l’élaboration des thèses infondées oeuvrant pour l’extinction et l'éradication des spécificités identitaires culturelles des groupements amazighes. Il menait, depuis son intronisation comme enseignant universitaire, une guerre sale, sans merci, contre toutes les identités culturelles, qui, à son sens, coexistaient dans le mème espace de vitalité que la culture savante arabe, et par conséquent, risquaient de polluer l’air pur de l’arabité. A son actif, comme fin démagogue, un ensemble d’ouvrages où il concrétisait ses obsessions concentrationnaires relatives à « Al aql al Arabi » (soit disant la raison arabe). La grande majorité de ses écrits ont, avec narcissisme excessif, consacrés à cette chose étrange, tournant autour du pot, inventant et réinventant, ce malheureux « Al aql al arabi », de ses visions fantasmagoriques découlaient, tels des crachats intellectrochoquants, sous forme de quadralogie atypique les « takwin al aql al arabi », « binyat al aql al arabi », « al aql assiyassi al arabi », et « al aql al akhlaqi al arabi ». Beaucoup d’énergie intellectuelle gaspillée pour rien. Mais, il reste à demander à cet éminent alchimiste d’"al aql al arabi" que cette distinction hermétique réservée à « Aql arabi » est faite par rapport à quel Aql ? A celui des aajam (barbares) ou bien à celui des d’ennassara (chrétiens) ? Dans ses positions prises, à visage découvert, il agissait en fausse autorité intellectuelle- porte parole du Machreq au Maghreb. Incarnation manifeste de la culture savante arabe, il ne portait aucune considération aux cultures spécifiques maghrébines. C’est un prisonnier, condamné à vie, dans son unique et étroit cadre référentiel arabo-machreqin. Dieu seul sait les secrets de cette histoire d’amour platonique entre se marocain, d’origines amazighe de surcroît, et les muses machreqines inspiratrices du panarabisme. Arabisantiste plus que le arabes de souche, ses écrits, excessivement, arabizarresques donnent beaucoup à s’interroger. Ne serait ce pas une manie maquillée de faire les yeux doux aux généreuses fondations « Al pétrole » pour la défense et l’illustration de la culture pure arabophone, précisément, sur la terre de Tamazgha. Dans les banques de donatrices des « Al pétrole », arabisation rime avec pétrodollarisation. Beaucoup d’hommes de lettres, d’artistes, d’activistes associatives, de leaders politiques…voire une grande partie de la société civile s’est engagée, sous serment, au service de ces fondations de consolidité et de consolidarité panarabe.Ces alliances transnationales se sont érigées, des comptes bancaires à l’appui, sur les survivances des identités socioculturelles locales. Avec le temps, elles se métamorphosaient en unions, en ligues, en amicales, en congrès…des écrivains, des artiste, des avocats, des savants, voire même des diplomates...de ce qu’on voulait, à la seule condition que ça soit dans un intérêt panarabiste.
Alors choisir d’honorer monsieur « Al aql al arabi », au vu et au su des imazighen, s’avère une offense, claire et nette, au pathos identitaire de ces populations qui, jamais, n’oublieront ses déclarations, infondées et injustes, incitant les instances officielles panarabes à entraver toute tentative pour reconnaître et enseigner l’amazighe, pire encore, ses sorties médiatiques où il ne cessait de recommander la mort des dialectes marocains. C’est aux autorités scientifiques et académiques de l’UNESCO de justifier la sagesse intellectuelle et l’amour de la vérité, dans tout cela ? Dans les attitudes totalitaires, moulée dans un discours savant et intellectuellement verni, l’honorable philosophe passait, malheuresement toujours, à coté de la connaissance juste des choses.
En matière des langues et cultures maternelles, l’UNESCO et le philosophe élu sont en flagrant désaccord, au moment où l’UNESCO souligne, sans ambiguïté : « It is axomatic that the best médium for teaching a Child is his mother tongue »(version original in rapport of UNESCO 1953 :11)qui donne en français « il est évident que la langue la plus appropriée à l’enseignement pour un enfant, c’est sa langue maternelle », le prétendu philosophe,lui, n’a pas hésité à écrire, noir sur blanc : « Il faut tuer les dialectes locales berbères »(cf,Adwae aala muchkil attaalim bilmaghrib,1974,p.146). Donc la juxtaposition de ces deux déclarations paradoxales laisse, nettement, voir le degré de disharmonie entre la partie honorante et le sujet honoré. Ce dernier, dit philosophe, au lieu d’appliquer la raison aux sciences de la nature et de l’homme, il se réfère à un organigramme fait des schèmes démagologiques conçus à des fins panarabistes.
Cet enseignant de philo et de la pensée islamique, dit on, est respecté au Machreq, considéré comme philosophe marocain, mais surtout, agent spécial de l’arabisation sans frontière. Comme couronnement à ses exploits dans sa spécialité, il a reçu le prix Baghdad de la culture savante arabe, décerné par la même UNESCO en 1988. Oui, Baghdad, naguère berceau chaut de l’arabo-baathisme, aujourd’hui ville-théatre d’un incomparable apocalypse, cité multiethnique minée de moult énigmes politiques, se trouvant au bord du vide, elle est devenue la capitale, par excellence, de la douleur humaine. La mer ne reflète de lumière que lorsqu’elle apaisée, disait la sagesse. Des expressions socioethniques, des années et des années sous l’oppression tyrannique interminable du parti totalitaire baathiste, aujourd’hui s’explosent en manifestant leur particularisme. L’identité socioculturelle Kurde en est une bonne illustration.
Mais enfin, il ne reste plus rien de cela, les pendules de l’histoire se sont arrêtées, avec les derniers échos venant de Baghdad, même. La sentence est tombée, le verdict tant attendu est prononcé : Saddam Hossein sera pendu. Ainsi, en ces quatre mots, se termine l’odyssée dictatoriale su 1er symbole du baathisme, accusé de mille et une injustices cotre l’humanité. Comme cri de satisfaction, suite à cette condamnation légendaire, le chef du gouvernement irakien actuel déclara à Al Jazira « L’ère de Saddam Hossein est finie, son parti al baathe devient un mauvais souvenir relevant du passé »A bon entendeur. Cette parenthèse, résumant la fin tragico-logique de Saddam, est pour attirer l’attention de certains démagogues arabo-baathistes non avertis, qui voguaient toujours à contre courant du cours de l’histoire, la larme a sonné pour qu’ils cessent leurs discours hypnogènes induisant en bévues démesurées des générations de jeunes intellectuelles, vite, pris dans le marécage d’un narcissisme panarabiste. Monsieur "Al aql al arabi" faisait partie de ces intellectualos de service, doué en sciences idéologiques, option détournement des vérités. Amazighophobe déclaré, du haut de son trône de philosophe raté, il ne se lassait point de confectionner des théories intoxicantes pour "tuer les dialectes amazighs et arabes". Est-ce là l'esprit philosophique averti, sensé, réfléchi, modéré, raisonnable, circonspect, équilibré, mesuré, prudent, sérieux, honnête, savant, voire toute la synonymencature, citée par le petit Robert, qui caractérise le sens de l'esprit philosophique. Mais rien de tout cela. L'homme en question s'est révélé un, pur et dur, négateur, à volonté, de la légitimité, sociolinguistique et socioculturel, de la composante amazighe, au sein du patrimoine culturel au Maroc. In prologue N: 29/30 printemps 2004, p.29 dans "comment lire l'espace maghrébin" Mohammed Arkoun disait de ce type de pseudo philosophe:"quelques chercheurs qui se sont fait un nom en s'agrégeant à des réseaux d'influence politico-académiques plus que par la qualité de leurs travaux, ont apporté leur soutien scientifique à cette orientation idéologique".Fin de citation.
Amdyaz. khémisset
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« Extrémiste Amazigh » !! Ça me va !!! Halte à la manipulation
« Extrémiste Amazigh » !! Ça me va !!!
Halte à la manipulation
Moha Arehal
In le Monde Amazigh du Mois de Novembre 2006
Prologue
Un vendredi après midi, mon téléphone a sonné, au bout du fil : « je suis ( ……. ), Je suis journaliste de la Revue « Nichan », tu la connais, je pense ??? J’ai eu ton numéro de la part de ( ….. ) ». ‘Je t’appelle pour une interview sur le mouvement amazigh. En fait, nous préparons un dossier sur ce mouvement et nous voulons que vous contribuiez avec nous ». Partant du principe que la revue Nichane filiale de Tel Quel fera un bon usage de mes propos je n’ai pas hésité à lui répondre favorablement pour la contribution dans le dossier et pour ne pas faire la chaise vide. Alors, je lui ai demandé de me faire parvenir par émail les questions. Après une heure et demi à saisir les réponses en arabe je lui ai transmis mes commentaires/réponses par émail.
L’interview traduit de l’Arabe:
1- Comment vous voyer le Mouvement amazigh actuellement ?
En réalité, le mouvement amazigh n’est pas un tout mais il est constitué de plusieurs blocs. En fait depuis les années 80 il y’avait un seul mouvement et après la création de l’IRCAM on parlait de mouvement de la droite et mouvement de la gauche au sein même du mouvement. Il y a des militants même qui ont qualifié les cadres recrutés par l’IRCAM comme des traîtres et constituent désormais ce qu’on appelle « l’élite monarchique » ou les temhbawchistes[1]. Parler de l’état du mouvement amazigh nécessite de préciser de quel mouvement s’agit-il. Il faut savoir qu’il y’a le mouvement amazigh comme connu avant 2001, celui-ci fonctionne normalement et le nombre d’association amazigh ne cesse d’augmenter. Ce mouvement continue son combat et a pu développer de nouvelles méthodes de lutte. Il y’a aussi les potentialités amazigh qui travaillent hors des associations comme les Groupes d’Action Amazigh et le mouvement culturel amazigh dans l’université. Toutes ces composantes du mouvement amazigh travaille suivant ses propres statuts et programmes pour réaliser les mêmes objectifs. Cependant, l’IRCAM en tant qu’institution officielle, fonctionnant sur la base du Dahir qui l’a créée et qui a un rôle consultatif auprès du Roi et jamais une institution de militantisme. De ce fait, elle ne peut être comptabilisée dans le mouvement. C’est une aberration d’essayer de confondre une institution officielle avec le mouvement amazigh qui fait partie de la société civile. De manière générale, nous pouvons affirmer que le mouvement a pu sortir de l’état d’attente et d'immobilisme provoqué par la création de l’IRCAM et l’intégration et la récupération de plusieurs cadres des associations amazigh. Nous pouvons aussi affirmer que les associations ont démontré qu’elles peuvent mener leurs combats avec ou sans l’IRCAM. On peut conclure que les associations et l’IRCAM peuvent être complémentaire dans leurs travaux s’il y a une volonté des deux parties.
2- Quelle est la réaction du Makhzen par rapport aux revendications du Mouvement Amazigh
La récupération ou la tentative de récupération des acteurs du mouvement amazigh n’est pas sorti de la grande stratégie du Makhzen entreprise contre tous les mouvements revendicatifs. En effet, la stratégie a commencé par la déclaration gouvernementale prononcée lors de l’investiture du gouvernement d’alternance mené par EL Youssoufi qui s’est engagé à « réanimer » l’amazighité et a continué par la charte de l’éducation qui a proposé l’utilisation de la langue amazigh pour l’apprentissage de la langue arabe en vue d’une arabisation ou « arabétisation » de tous les Marocains. Ces opérations n’ont pas plu au mouvement qui a entrepris de nouvelles formes de lutte, principalement par l’organisation des manifestations sur la voie publique, considérées comme le seul moyen pour faire valoir les droits des imazighen sur leur terre. Cette nouvelle stratégie était le fruit des idées et de l’organisation du mouvement en particulier les Groupes d’Action Amazigh qui à travers ces sorties a su dépasser les méthodes bureaucratiques de l’action associative pour initier une nouvelle action sociétale.
3- Que pensez-vous de qui qualifie vos revendications d’extrémisme ?
Partant de ma propre lecture à l’histoire commune de tous les Marocains sur ce territoire dit « Maroc », en aucun cas, on peut taxer les revendications amazigh d’extrémisme. Toutes les revendications des amazigh au Maroc puise leur légitimité dans les chartes et pactes mondiaux relatifs aux droits humains et jamais basées sur autre chose. Moi, je ne comprends pas comment on me traite d’extrémiste quand je refuse de parler une langue qui n’est pas la mienne mais qui m’a été imposée et je lui préfère ma langue maternelle ? Comment je peux être extrémiste si je déclare que je solidarise avec tous les humains et pas seulement les Palestiniens et les Irakiens ? Est-ce que je suis extrémiste quand je demande à ce que les amazigh, leur langue, leur culture et leur civilisation soient reconnu par l’Etat de leur pays ? Serai-je extrémiste si je revendique une séparation complète entre la politique et la religion ? Se sont des exemples de revendications amazigh et qui sont très logique et légitime par rapport à toute l’armada de textes relatifs aux droits humains signés et adoptés par le Maroc. A vrai dire, ceux qui taxent ces revendications d’extrémisme ne sont que des extrémistes. Moi, je refuse, comme tous les amazigh et tous les Marocains qui aiment ce pays, d’être un esclave des idées et des causes perdues venues de Moyen Orient pour me reconnaître mon militantisme ou même ma citoyenneté. Je refuse la politique sur le dos de la Palestine et de l’Irak. Je refuse d’être musulman ou arabe par la force et la pression. Si cela est l’extrémisme, alors je suis extrémiste et ça me va pour la simple raison que je suis Marocain, Amazigh et je ne veux pax être autre chose.
4- Que pensez-vous de la laïcité ?
C’est la seule solution si nous voulons vraiment bâtir un Etat démocratique. Je ne pense pas que nous pouvons arriver à réaliser l’objectif d’un Etat de droit, alors qu’il y a quelqu’un qui nous oblige à appliquer des concepts archéologiques de plus de 1.000 ans en matière de politique, d’économie ou de société. Je crois que la religion n’est pas faite pour gérer les relations entre les personnes. Les imazighen musulmans (Sunnites, Kharidjites ou disciples de zaouïas) n’ont jamais donné de rôle ou Fkih (religieux du village) dans la gestion de leurs affaires quotidiennes. Pour éviter tout amalgame ou confusion ou conflit d’intérêt le Fkih ou Taleb selon les régions ne faisait jamais partie du village ou il exerce son métier.
5- l’Islam
L’Islam, comme toute religion, s’il veut subsister doit s’adapter avec les nouvelles règles et normes de la modernité imposées par le développement actuel de l’humanité. Donc, cette religion nécessite, comme les autres religions, une relecture qui prend en considération toutes les nouveautés du monde actuel. Si les anciens ont pu se passer du texte, je ne voie pas pourquoi les présents ne peuvent pas relire les textes religieux et leurs redonné des significations en cohésion avec les nouvelles donnes de la vie au 21ème siècle. Ce n’est pas avec les lectures de Ibn Timiya et ses adeptes que l’Islam peut cohabiter avec les technologies pointues et le clonage par exemple.
6- La langue Arabe
Ici aussi, un énorme amalgame est observé chez les ennemis et les ignorants de tamazight entre le Marocain (dialecte marocain) et l’Arabe classique, les imazighen ne considère pas le Marocain comme de l’Arabe pour une simple raison que personne ne peut comprendre le marocain en dehors de son environnement géographique. Quant à l’Arabe classique, c’est une langue morte et personne au monde ne l’utilise actuellement même dans son propre aire géographique. L’utilisation de cette langue est réservée strictement dans les médias panarabistes et dans les écoles qui enfantent des chômeurs et des terroristes. En répondant à tes questions, j’avais grand mal à trouver un terme correspondant à un mot ou à une expression marocaine ou amazigh. La substitution de cette langue par le Marocain et le Tamazight, dans les écoles et les médias est la solution idoine pour que notre pays sorte du club des pays sous développés.
7- Le fédéralisme comme proposition amazigh
Ce système est, désormais, celui qui a donné le meilleur des résultats. Tous les pays développés et démocratiques ont adopté ce système. Il permet de rapprocher l’administration et des centres de décision du citoyen et aussi une répartition équitable des richesses entre toute la population du pays. Le système fédéral est le plus indiqué pour un pays riche de ses atouts culturels et économiques comme le Maroc. Il est le seul, capable de donner un nouveau dynamisme au citoyen marocain pour participer activement dans les affaires publiques à travers des institutions locales, régionale et nationale issues de scrutins transparents et démocratiques. L’exemple de l’Espagne est très éloquent dans ce cas.
8- Comment les amazigh peuvent réaliser leurs revendications ?
Avec de la patience et le militantisme. Les Amazigh et durant 40 ans de l’indépendance, ont développé des instruments de travail et de militantisme en vue d’aboutir à la réalisation de leur, revendications. Le principal instrument se base sur l’action civile pacifique. Il s’est avéré que cette méthode est la plus efficace. Cependant, elle nécessite plus de coordination et de la coopération entre les acteurs du mouvement amazigh pour faire face aux ennemis de la cause amazigh qui se sont vendu au Moyen Orient et au terrorisme.
Les revendications amazigh sont les mieux indiqués pour le développement de la démocratie au Maroc. Les démocrates de tout genre sont appelés à soutenir la réalisation de ces revendications qui sont le seul garant de la spécificité marocaine, nécessaire pour l’édification d’un autre Maroc. Cette fois-ci pour tous les Marocains.
Epilogue
Ci dessus, nous avons essayé de traduire fidèlement l’interview que j’ai donnée au journaliste de Nichane. C’est à nos lecteurs de faire eux aussi leur analyse sur ces propos et les comparer aux conclusions hâtives et orientées du journaliste de Nichane.
Cependant, j’ai été très choqué de l’utilisation mal saine de mes propos pour me taxer et taxer tous les militants amazigh d’extrémisme. Si je crois à la liberté de la presse et de l’expression, je n’arrive pas à assimiler la manipulation mal saine faite par le journaliste de mes propos. Ce que je regrette le plus, c’est tout le temps que j’ai perdu pour répondre à des questions d'un journaliste qui les utilisera à mon issu.
A Bon entendeur
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